Dessine-moi un dessin Editorial No3
Pour que nos enfants puissent envisager avec optimisme un avenir prospère et radieux, il est important de leur donner des outils de la meilleure qualité qui soit pour
leur futur. Dans la plupart des cas, la scolarité obligatoire se passe sans accrochage majeur et les parents ont joué leur rôle avec satisfaction. S’ensuit un apprentissage ou des études supérieures avec diplômes, maturités, brevets et autres certificats à la clé.
Ce scénario idyllique n’est pas pour tout le monde.
De nombreux jeunes, encore aujourd’hui, terminent leur scolarité obligatoire sans avoir trouvé de solution
adéquate pour leur entrée dans le monde du travail; cela se traduit souvent par une
situation précaire et parfois également conflictuelle avec ses parents. Bref, à un
moment très critique de leur développement, des personnes qui ont besoin d’un
soutien moral et d’une stabilité à tous les niveaux, se retrouvent dans une situation
des plus inconfortables.
Le monde du travail exige de chacun des compétences de plus en plus élevées et il
est important d’apporter des solutions immédiates et efficaces afin que tous ces
jeunes aient les mêmes chances de trouver leur place dans le monde du travail et
de notre société en particulier.
Les semestres de motivation (SEMO) et autres plateformes sont primordiaux si
nous ne voulons pas créer de nouveaux cas sociaux et autres situations précaires
que l’on ne saura plus dissimuler derrière je ne sais quelles statistiques démontrant
que le ciel est sans nuage.
L’un ne nos souhaits pour 2008 est de convaincre un maximum d’entreprises
d’engager d’une part des stagiaires, mais surtout de créer de nouvelles places
d’apprentissage.
Le miroir aux alouettes Editorial No2
Cette fois c’est fait, notre journal, tel un bateau, a largué
les amarres pour voguer sur les eaux tumultueuses de
la presse écrite. Nous maintenons notre cap sur la
création de liens entre le marché premier de l’emploi,
les chômeurs et autres demandeurs d’emploi.
« Chômeurs, vous avez dit chômeurs ! Mais Monsieur,
le verbe chômer se conjugue au passé, consultez les
statistiques, et vous verrez. De surcroît, les multi-
nationales font des résultats records, le temps est au
beau fixe, tout va très bien. »
Nous devons tous faire des efforts pour économiser, il est salutaire que l’Etat en
fasse de même, mais attention à ne pas baisser la garde. En matière de chômage,
les outils de réinsertion en faveur des demandeurs d’emploi vont faire les frais de
la « baisse » statistique du chômage.
Mauvais calcul
Il est clair qu’une diminution du dispositif d’aide aux chômeurs peu être rentable
sur le plan comptable à court terme. Mais les chômeurs de longue durée actuels
ont précisément besoin d’un plus grand soutien. Malgré l’embellie économique,
ces personnes n’ont pas encore trouvé leur place sur le marché. Les mesures actives
en faveur des chômeurs ne doivent pas être simplement revues à la baisse, mais
ciblées de façon plus individuelles pour des situations socioprofessionnelles
devenues de plus en plus complexes.
Si nous ne redoublons pas de vigilance envers les sans-emplois, nous allons
continuer à créer, et ceci de façon de plus en plus marquée, la marginalisation
d’une partie de la population et augmenter de façon extraordinaire le nombre
d’assistés. Ce qui est également un très mauvais calcul financier pour l’Etat et
l’ensemble de la communauté.
Pascal Lambert
Directeur
Association Acti-Vita Fribourg (AVF)


