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La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.
La conseillère fédérale Eveline Widmer-Schlumpf.
En porte-à-faux avec la position de l’UDC suisse, la section thurgovienne du parti a annoncé jeudi soir dans un communiqué qu’elle respectait l’élection par le Parlement de Mme Widmer-Schlumpf, exigeant un rapide retour à de la politique “constructive”.
L’UDC thurgovienne a en outre indiqué être “préoccupée de la tournure et du ton qu’a pris cette affaire au niveau fédéral”. Elle a appelé le parti national à prendre très au sérieux ses responsabilités afin de maintenir la cohésion du parti et attend qu’un accord soit trouvé entre la conseillère fédérale, l’UDC suisse, et la section grisonne du parti.
La section lucernoise de l’UDC s’est également penchée jeudi soir sur l’exclusion d’Eveline Widmer-Schlumpf lors de son assemblée des délégués. Contrairement à l’UDC thurgovienne, elle a affiché lors d’un vote consultatif un net soutien à la procédure lancée par le parti national.
“Si Mme Widmer-Schlumpf démissionait de son propre chef, le problème serait résolu”, a déclaré le président de l’UDC lucernoise, Otto Laubacher.
Plus tôt dans la journée, l’UDC grisonne a de son côté affiché son soutien à la conseillère fédérale, réaffirmant qu’elle ne ferait pas “la courbette” devant l’UDC suisse
Dans son discours, le président de la commune de Felsberg Markus Feltscher (PRD) a parlé d’une “nuage anti-démocratique” qui tentait de cacher “le soleil de Felsberg”. Il a enjoint l’UDC suisse à retrouver “le sens de la mesure et la culture confédérée”.
Par ailleurs, la pétition de soutien à la conseillère fédérale lancée par Alliance F sur internet a déjà réuni près de 94 000 signatures. Les 100 000 paraphes devraient être largement dépassés d’ici à sa remise à Mme Widmer-Schlumpf le 20 avril, selon l’association féminine.
Lors de sa séance du lundi 31 mars dernier, le Conseil d’Etat a tranché sur la question des différentes missions attribuées aux hôpitaux et cliniques du canton. Il confirme en particulier la concentration des activités des cliniques privées proposée dans le rapport de planification 2007 et le maintien des soins aigus sur le site de Meyriez. Des soins palliatifs seront accessibles dans les deux régions linguistiques du canton.
Une mise en oeuvre progressive
La nouvelle liste des hôpitaux occasionne d’importants changements dans le paysage hospitalier fribourgeois. Une mise en oeuvre échelonnée est prévue, les suppressions d’activités devront cependant être réalisées au plus tard fin 2008. La nouvelle liste des hôpitaux peut être contestée auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) dans un délai de 30 jours suivant sa publication. Le TAF est également compétent pour statuer sur un éventuel effet suspensif du recours.
CFF CARGO •• Ils sont plus discrets que leurs collègues tessinois. Mais les employés fribourgeois ont rappelé hier qu’ils se battent pour le maintien à Fribourg du Centre de service à la clientèle. Table ronde en vue. Kessava Packiry Les employés de CFF Cargo, à Fribourg, n’ont jamais baissé les bras. Leur mobilisation n’est pas aussi visible que celle de leurs collègues de Bellinzone, mais leur volonté de se battre reste la même. Appuyés par plusieurs syndicats et organisations politiques, ils l’ont rappelé hier à la presse, ainsi qu’aux députés fribourgeois, peu avant que ne débute la session parlementaire. Toutefois, pas question de mener une grève comme au Tessin. Du moins pour l’instant. Les employés du site de Fribourg souhaitent privilégier le dialogue. «Nous avons écouté les politiques, qui nous ont dit: restez modérés, et vous aurez notre soutien. Nous attendons maintenant qu’ils tiennent leurs promesses», relève Jean-Pierre Verri, employé du call center de Beauregard, forcément inquiet quant à son avenir. Confronté à de sérieux problèmes de gestion, CFF Cargo, a décidé il y a environ un mois de rayer de la carte le Centre de service à la clientèle de Fribourg; sur les 165 emplois, 51 seront biffés, et 114 transférés à Bâle. L’ancienne régie fédérale veut également fermer les ateliers de Bellinzone (avec le licenciement de 250 personnes), et supprimer 153 postes à Bâle et 46 autres à Bienne.