CFF CARGO •• Ils sont plus discrets que leurs collègues tessinois. Mais les employés fribourgeois ont rappelé hier qu’ils se battent pour le maintien à Fribourg du Centre de service à la clientèle. Table ronde en vue. Kessava Packiry Les employés de CFF Cargo, à Fribourg, n’ont jamais baissé les bras. Leur mobilisation n’est pas aussi visible que celle de leurs collègues de Bellinzone, mais leur volonté de se battre reste la même. Appuyés par plusieurs syndicats et organisations politiques, ils l’ont rappelé hier à la presse, ainsi qu’aux députés fribourgeois, peu avant que ne débute la session parlementaire. Toutefois, pas question de mener une grève comme au Tessin. Du moins pour l’instant. Les employés du site de Fribourg souhaitent privilégier le dialogue. «Nous avons écouté les politiques, qui nous ont dit: restez modérés, et vous aurez notre soutien. Nous attendons maintenant qu’ils tiennent leurs promesses», relève Jean-Pierre Verri, employé du call center de Beauregard, forcément inquiet quant à son avenir. Confronté à de sérieux problèmes de gestion, CFF Cargo, a décidé il y a environ un mois de rayer de la carte le Centre de service à la clientèle de Fribourg; sur les 165 emplois, 51 seront biffés, et 114 transférés à Bâle. L’ancienne régie fédérale veut également fermer les ateliers de Bellinzone (avec le licenciement de 250 personnes), et supprimer 153 postes à Bâle et 46 autres à Bienne.
La seconde séance préparatoire n’a pas encore été agendée. Mais le directeur de l’Economie espère que la table ronde pourra se tenir d’ici à la fin avril. En attendant, il ne souhaite pas que les employés fribourgeois se mettent en grève. «Nous partons de l’idée que c’est par le dialogue que nous parviendrons à un résultat acceptable.»
Beat Vonlanthen le promet: pas question, comme le craint Xavier Ganioz, député et vice-président du Parti socialiste fribourgeois, que la discussion vire sur une demande de compensation. «Nous sommes clairs sur ce point: ce que nous voulons, c’est que le service clientèle reste à Fribourg. Et nous maintiendrons cette position.»
Le directeur de l’Economie et de l’emploi concède toutefois: «Je reste sceptique sur la volonté des CFF de corriger le tir.»


