Master Timekeeper SA
une entreprise ultramoderne
Cédric Le Marquand a repris les rênes de l’entreprise éponyme de son père André en 2005.Il l’a renommée MTK SA et a réorienté la marque vers le haut de gamme. «Connexion» l’a rencontré dans ses locaux à Bulle.
Texte: Anne Perrin | Photos: Gérald Sciboz
A travers les fenêtres du grand bâtiment gris anthracite, juste à côté de la nouvelle poste à Bulle, l’on entr’aperçoit une quarantaine de personnes affairées dans l’atelier ultra-sophistiqué de la maison de montres Le Marquand. A la fin de la journée, 800 à 1000 montres auront été assemblées.
« Dans notre atelier, nous assemblons des montres pour une quinzaine de marques
horlogères et pour nos deux propres marques, Le Marquand et Sidewatch »,
explique Cédric le Marquand, le maître des lieux. Passé le pas de la porte de l’atelier,
l’atmosphère de concentration et de calme est palpable. L’atelier est divisé en cinq
lignées. En première ligne : les quatre horlogers. Ils décèlent les infimes détails
pouvant entraver la bonne marche des mouvements (mécanismes internes du boîtier
de la montre). Dans les lignées suivantes, quelque trente ouvrières posent le cadran et
les aiguilles avant d’assembler le tout dans le boîtier, de manière manuelle ou semi-
automatique, suivant le modèle des montres en question.
L’opération de la fermeture du fond requiert autant d’attention que les précédentes : il faut veiller à ce que le tout soit bien étanche.
Chaque montre passe ensuite entre les mains expertes des cinq ouvrières postées sur la lignée perpendiculaire aux autres, face aux fenêtres. «La lumière du jour est nécessaire pour l’opération du controling des montres », commente le maître des lieux. Les montres automatiques d’abord auscultées à l’œil nu et à la loupe, passent ensuite l’instant de vérité dans une machine hypersophistiquée simulant les mouvements du poignet. Sur l’écran relié à la dite machine, des chiffres indiquent si la montre s’inscrit dans les normes de tolérance ou pas. « Si une montre ne passe pas le test, c’est retour à la case départ, en première ligne, chez les horlogers! », conclut Cédric.
Une entreprise familiale: pas hérité des talents d’artiste médiatique qui ont construit la réputation du père, il a cependant développé un sens pointu des affaires. En deux ans, l’effectif du personnel est passé de 11 à 40 personnes, et le nombre de montres assemblées dans l’atelier d’une centaine à 1000 pièces quotidiennes! Autre temps, autre mesure.
«Du temps de mon père, on disait : il vaut mieux un petit chez soi qu’un grand chez
les autres. Je crois que c’est plutôt l’inverse qui prévaut aujourd’hui, tant la nécessité de capitaux est désormais prépondérante afin de faire face à la concurrence, investir dans un marketing efficace et se développer. D’où L’atelier est divisé en cinq lignes. En première ligne, les quatre horlogers…


